Maybe I like this roller coaster, maybe it keeps me high.

Je me demande à quel moment t’arrêtes d’être convaincue et tu commences à être obstinée, à quel moment t’arrêtes d’être confiante et tu commences à être naïve. C’est quand, esti, que c’est too much? Pourquoi il n’y a pas un gros trait à la craie à l’endroit précis où il faut arrêter d’avancer et simplement changer de parcours, une alarme qui t’annonce que c’est le moment d’arrêter?

 

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* * *

Tsé, v’la une semaine, je l’aurais crissé là carré.

Pis là, après d’la chicane pis de l’ostinage pis un peu d’eau dans les yeux pis des nouvelles règles signées moi-même (genre tu m’appelles à tous les jours mon crisse), c’est un peu plus correct.

Des fois je me dis que j’suis pas forte et que j’ai encore flanché pis j’me sens ben conne pis lâche. D’autres fois j’me dis que j’en endure pas mal plus que je devrais. D’autres encore j’me demande pourquoi je m’inflige toute c’te cochonnerie compliquée-là. D’autres fois j’me dis que trois mois sans frencher ni fourrer c’est fucking long quand t’es in love, que j’voudrais quelqu’un de proche à la place, quelqu’un avec qui chiller tous les soirs, tsé, quelqu’un qui est là, là. Pis d’autres encore ben j’me dis que je l’aime en tabarnac pis que c’est le gars le plus gentil le plus beau le plus drôle le plus cultivé le plus transparent le plus craycray le plus comme moi que je connais pis que un jour j’va me marier pis faire des bébés avec, oui oui.

J’le trouve fucking nice, qu’est-ce que tu veux que j’te dise. Pis il sent bon pis ses mains sont fucking douces pis il est beau en costard pis il laisse pousser sa barbe parce qu’il sait que j’aime sa face quand elle est pas trop clean pis il me chante toujours des chansons de boysband pis j’aime ça même si sa voix est ape shit pas juste.

Fait que j’me balance entre ce que je pense qu’il faudrait que je fasse, ce que tout le monde pense évidemment que je devrais faire, ce que je pense que je veux, ce que je pense que je pense que je veux, pis ce que je sais que je veux.

Pis tsé, c’est que j’apprends, aussi. J’apprends à dire que j’suis fâchée, ou que j’suis pas contente, ou que j’ai la chienne. J’apprends à essayer de ne pas attendre. J’apprends à demander. J’apprends à comprendre que si je ne dis rien, personne ne peut deviner. J’apprends à être moins susceptible. J’apprends à ne pas toujours avoir raison. J’apprends à chasser les idées noires. J’apprends à ne pas faire des drames avec tout. J’apprends à stopper les scénarios pas d’allure qui émergent incontrôlablement dans ma p’tite tête. Pis il me laisse faire. Il me laisse être frufrue. Il me laisse poser mes questions de crisse de folle, il me laisse spinner en étant presque pas exaspéré même après cinq questions reformulées trois fois chacune pour être SÛRE que tsééé. Il me remet à ma place quand il faut, doucement, fermement («This is the LAST question I’m answering, and PLEASE don’t try to formulate it differently after.»… j’peux comprendre qu’après huit «YES BUUUUT…» un gars se tanne), mais gentiment. Il me laisse être moi.

Ou peut-être que c’est juste que lui, je le laisse me voir être moi, j’sais pas.

Mais je sens que ça compte, tsé? Comme si au bout du compte je sais que j’ai trop à apprendre de ça pour arrêter là. J’me vois trop changer pour dire que ça sert à rien. C’est peut-être égoïste, c’est peut-être des moyennes raisons d’être avec quelqu’un, mais malgré tout le shit, malgré les disparitions et les mauvaises habitudes et le passé qui joue dans nos plates-bandes, j’trouve que je deviens une meilleure personne, pis, j’sais pas, j’me dis que peut-être que juste ça, pour maintenant, ça fait que c’est worth it.

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«Making this move is incredible. Doubt, anxiety, suspicion all have to be brushed aside. And with them, your ego, your deep down suspicion that only you understand the world, that the things you believe are true really are true — and that everyone else is a freak. Making this move is scary because your foundational beliefs go up for grabs. {…}

But there is nothing special about her. Or, better, there is something special about any number of women. What makes this one different is that you — not her — made this impossible, incredible, internal movement towards infinite affirmation.  There is no one true love. That’s an absurd, stupid, and dangerous myth. What there is is the leap — your leap.  Leap towards anyone and it’s the same challenge, even if the particulars are always particular.»
Why it doesn’t really matter who you love by Daniel Coffeen on Thought Catalog

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