Beginnings.

«-Je pense à toi.
-Es-tu saoul?»

C’est tout ce que j’ai trouvé à répondre. Quand t’es une fille de plus ou moins vingt ans avec tout le bagage de ratés sentimentaux qui va avec, et qu’un garçon te dit qu’il pense à toi, dans ta tête, il y a seulement deux options possibles: 1) c’est un sale jerk obsédé qui veut juste se mettre, 2) il est saoul.  De toute façon, qu’est-ce que ça pourrait être? … Quoi? De l’intérêt? Genre, sincère? Eille, veux-tu rire de moi?

Et pourtant. Ce matin, j’ai le coeur qui bat la chamade, d’une part parce qu’il tient sur un deuxième café dans un estomac vide, et de l’autre, parce que j’ai passé les derniers jours dans une bulle dégueulassement romantique, bourrée de main-dans-la-main, de je-porte-tes-vêtements, de regarder-un-film-collés, de on-s’échange-notre-musique, de mes-amis-t’adorent, de parle-moi-de-ta-famille, de on-prend-une-photo-en-s’embrassant and shit. J’ai même cuisiné, crisse. Man, quand ils vont faire un film avec ma vie, cette partie-là va surpasser tout le reste de l’histoire.

Il y avait à peu près moins cinq cent mille chances que ça arrive. Puis encore, je suis généreuse. Et il y avait encore moins de chances que ça traverse les semaines. Comme quoi la vie te garroche des affaires juste quand t’es prête à les manger en plein corps, pas une seconde avant, et surtout, sans t’avertir, sans te préparer. Mais c’est pas grave. Je le savais pas, mais j’étais prête.

Je pensais pleurer un peu ce matin en le voyant faire tenir ses vêtements dans son sac de voyage malgré la fermeture éclair brisée et s’assurer qu’il n’oubliait rien, en le voyant mettre son manteau, en le prenant dans mes bras sur le pas de la porte. Même s’il m’avait demandé de ne pas être triste, parce qu’il n’y a aucune raison d’être triste, parce qu’on sera ensemble à nouveau before we know it. Je lui avais dit que je pleurerais peut-être un peu, juste un peu, parce que de toute façon je pleure toujours, faut pas s’en faire. Mais j’ai pas pleuré. J’ai un tout petit peu le coeur dans la flotte, mais à peine. Parce que je sais que c’est juste le début. Le début de quoi, je sais pas trop. Mais je m’en crisse. C’est tout croche, c’est imprévisible, c’est indescriptible, ça pourrait chier n’importe quand, mais je m’en crisse. J’ai jamais eu moins peur de toute ma vie.

«Life begins at the end of your Comfort Zone. So if you’re feeling uncomfortable right now, know that the change taking place in your life is a beginning, not an ending.» -NDW

Source: La vie palpitante de Ariane B

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