You say yes that’s what you do.

«Woah, attends, là. Est-ce qu’on est en couple, ou pas? Là, je vais te le demander juste une fois. Je t’aime, pis j’veux être avec toi, ça fait que, on est-tu ensemble, ou on est pas ensemble?»

J’aurais voulu qu’il se ferme la trappe deux secondes. Le temps que je process l’information.

Mais non. Il était sur une esti de lancée.

«Parce que moi je m’en fous, hein! Tiens, on va l’écrire sur Facebook! Voilà! Moi j’ai écris sur Facebook que j’étais in a relationship avec toi! Alors c’est ta décision!»

Man, je suis assise dans mon lit, en jogging, un vendredi soir, à 1h du mat’, et, distance oblige, on est en train d’avoir une énième interminable Skype-Date, et puis là, il me garroche ça, bang, de même.

Ta-bar-nac.

Yo, qu’est-ce que tu dis à ça?

J’ai d’abord pensé au côté pratique (#controlfreak). J’ai pensé à l’ennui, à la peur, au doute, à tous ces petits riens du quotidien qu’on ne partagerait pas, en tout cas, pas tout de suite. J’ai pensé horaires, autocars, avions, points de rencontre, interurbains. J’ai pensé au temps qui passe, aux kilomètres, à mes projets de musique et ses rêves de voyages qui ne pouvaient que nous tenir loin l’un de l’autre. À l’espace qu’il faudrait tenter de se soutirer l’un à l’autre pour arriver à se créer un petit quelque chose entre les deux.

Après, je me suis rappelé toute ma shit. Toooouuute ma shit. Le premier french (…OK, OK, and extras…) fucking soûle dans une salle de bain pas propre, les baises de marde qui se finissent toujours dans le malaise et l’indifférence, les appels pas retournés et les textos ignorés, les histoires pas claires parce qu’elles n’ont pas de titre et qu’elles sont too much et pas assez à la fois, et mon égoïsme aussi, ma peur d’être rejetée, mon insatiable besoin d’attention, mon incapacité à faire des choix.

Puis j’ai vu les autres filles, les autres garçons, les presque-relations laissées en plan, les flirts, puis les secrets, les idéaux, les peut-être. J’ai pensé à ce que l’amour peut bien être s’il ne s’incarne pas dans un corps serré contre soi; faudrait-il qu’entre quelques parenthèses de journées éparpillées éternellement se satisfaire d’écrans haute définition et d’appels qui crépitent? Je me suis demandé si je ne préférais pas le facile et l’accessible, si peut-être il ne me faudrait pas sacrifier un grand feu pour une humble chandelle.

Et j’ai regardé ma vie de maintenant, et imaginé ma vie de plus tard. Pourrais-je peut-être m’en aller un jour? Est-ce que lui pourrait venir se faire une place ici avec moi? Est-ce que je pourrais, comme une crisse de folle, partir écrire des livres sur la beach à Hawaii? Mais, au fond, était-ce vraiment important, notre date de péremption? Après tout, est-ce que la proximité garantit vraiment la longévité? Fallait-il vraiment y penser maintenant?

Puis après tout ça, j’ai pensé à l’amour. Le feeling incomparable d’avoir dans sa vie quelqu’un qui sait tellement parfaitement lire ce qui se passe dans ta tête que ça en est terriblement dérangeant et déstabilisant, quelqu’un qui s’émerveille sur le fait que tu manges ta crème glacée avec une fourchette, quelqu’un qui te trouve belle à mort, quelqu’un qui te dit qu’il veut te marier; man, j’ai pensé au love.

Fait que, j’ai dis oui.

«Say yes and you’ll figure it out afterwards.»
-Tina Fey

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PS: J’ai hâte de frencher en tabarnac.

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