De l’autre bord.

Astheure que je suis in love follement-plus-que-tout-de-plus-en-plus-chaque-jour, et que je suis installée les deux pieds dans le béton de mon beat de statut in a relationship, y’a une partie de moi qui peut pas s’empêcher de se dire que taaabaaarnaaac que je retournerais pas de l’autre bord.

OK j’veux pas dire que d’un bord y’a le monde en couple pis de l’autre le monde céli.

Mais criss.

Oui.

 

Je le sais parce que j’étais du bord single genre loin dans le fond de la zone. Pis que là on a beau dire non non moi je garde mon âme libre et sans attache, ben j’lave quand même des bobettes sales pis j’me fais quand même faire à manger pas mal tous les jours (je sais chu gâtée pourrie). Une presque vraie housewife (ouain pas tant mais tsé).

Le bord single même si y’a d’l’air ben foufou la fête, ayoye, quand j’y pense… La course à la date, le frenchage saoule dans un bar dèg, CHECKER SON CÂLISSE D’OSTI DE CELL TOUÉ ESTI DE 23 SECONDES DES FOIS QUE KEKUN DE CUTE AURAIT LIKÉ TON STATUT MYSTÉRIEUX…

 

 

Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan.

 

 

Comment on fait? COMMENT ON FAIT POUR ENDURER ÇA C’EST DE L’OSTI DE TORTURE MENTALE. Comment j’me suis tapé ça de 15 ans à 25 ans, veux-tu ben me dire?

Jamais, JAMAIS que je me retaperais ça.

Pas que c’est toujours les p’tits papillons en glitter la vie de couple, loin de là, oh criss loin de là. Un qui est susceptible pis l’autre qui est folle, un qui est bête pis l’autre qui gueule aigu perché, un qui est insécure pis l’autre qui réfléchit pas toujours, un qui parle pas assez pis l’autre qui se la ferme jamais… Eille c’pas tout le temps le party dans c’te maison-là. Mais man. Je l’aime assez lui, estifi, que tout ça, on s’en fout-tu pas, à la fin? Malgré tout ça, jamais que je retournerais d’où je viens. Esti qu’on est ben de l’autre bord.

 

Mais tsé c’est sûr que y’a des fois, la vie, ça me fait réfléchir.

(OKÉ. SPINNER.)

(OKÉ. SPINNER LONGTEMPS.)

 

Des fois j’me demande ce qui fait que le monde reste de l’autre bord. C’est-tu toujours le love inconditionnel, la croyance immuable qu’à la fin de l’histoire l’amour triomphe? C’est-tu les souvenirs de ce que c’était avant qui font qu’on se dit que si c’était là, c’est sûrement pas disparu? C’est-tu notre nom à côté du sien sur un bout de papier de grande personne? C’est-tu à cause du temps, parce que l’amour ça devrait se compter en beaucoup d’années pour être vrai pour de vrai? C’est-tu parce qu’on a pas encore assez essayé? C’est-tu l’ego, parce qu’on veut pas être celui qui a échoué? C’est-tu parce qu’on se dit que justement, crisse qu’on retournait jamais de l’autre bord?

Pis si c’est ça, est-ce que ça vaut la peine, de rester de l’autre bord?

Pis, elle est où, la ligne, avant de traverser? Elle est comment, la ligne? C’est un cheveu ou c’est une autoroute? C’est blanc ou noir ou c’est ben des shades de gris?

Je le sais pas.

 

Moi tout ce que je sais, c’est que chez nous, y’a du love à faire déborder la maison, en tout cas, assez pour me faire choisir tous les matins qu’aujourd’hui je reste encore de l’autre bord.

 

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